L’ascension du Col de la Bonette de Coralie

L’ascension du Col de la Bonette de Coralie

Bonette : Ce nom est gravé dans l’imaginaire collectif des cyclistes et motards, et c’est sûrement pour ça que je m’en suis fait une montagne 😉

J’ai commencé le vélo il y a maintenant 4 ans, et ce col m’a toujours fait rêver, pour moi il représentait l’accomplissement de tout cycliste qui se respecte : un Monument.

C’est finalement 4 ans après mes premiers combats en pédales automatiques, que j’ai finalement chaussé pour conquérir et rallier cette stèle qui me faisait tant rêver, accompagnée par mon père et mon chéri et également ma mère qui, en voiture, immortalisera la montée, et gardera Lilly qui profitera d’une ascension cinq étoiles.
Col de la Bonette – Baroudeur Team
Je stresse un peu mais mes voyages en bikepacking me donnent confiance, et Cédric n’hésite pas à me le rappeler « tu as fait des choses beaucoup plus dur ! »
Il est 8h30 lorsque nous prenons le départ de St Etienne de Tinée.
Il fait frais, c’est agréable et le ciel est d’un bleu azur profond. Le début est une pente assez douce où l’on croise cascades et fleurs colorées de montagnes : je prends même la liberté de papoter.
Puis les choses se corsent un peu : la pente fait en moyenne 8% mais je suis récompensée par des paysages sauvages à couper le souffle, en plus les marmottes m’encouragent et sont à quelques mètres de moi !
On arrive donc doucement mais sûrement au Camp des Fourches le « village fantôme ». J’ai une petite baisse à ce moment mais un petit encas suffit pour repartir.
En plus, tout le monde est là pour me regonfler à bloc !
Je sens bien que mon niveau est bien plus faible que celui de Cédric et mon père mais ils sont au top, m’encouragent et restent à mon niveau pour monter ensemble.
Col de la Bonette – Baroudeur Team
Col de la Bonette – Baroudeur Team
Col de la Bonette – Baroudeur Team
Il reste à ce stade 8 kms de montée et on aperçoit au loin la cime tant convoitée et encore enneigée ! Le paysage change assez radicalement : les arbres se raréfient et le paysage devient de plus en plus lunaire et minéral.
Mon père annonce « Ah voici la stèle du Général » purée, ce raidillon fait mal aux cannes ! Mais la pente se radoucit assez vite.
Jusque là finalement, rien de bien effrayant et, arrivé au col, nous nous décidons à nous aventurer pour faire le tour du Cime de la Bonette : une route tracée pour se revendiquer « Route la plus haute d’Europe ». Effectivement, une fois au col l’envie est trop forte même si tu es morte ! En plus, le dernier kilomètre m’a bien scié avec plus de 15% et je ressens bien l’altitude (est ce un effet d’optique ?!) mais j’ai l’impression d’avoir du mal à trouver mon souffle.
 
Nous voici enfin, ensemble, sur le toit du Mercantour à 2802m au milieu d’un paysage entièrement façonné par la roche.
Le panorama est grandiose et nous avons la stèle rien que pour nous pour immortaliser le moment !
Au final, je suis super fière de moi : cette ascension est grandiose mais pas difficile dans le sens où elle est surtout très longue.
Mais effectivement, je me suis bien rendue compte que certaines journées de bikepacking (en Slovénie par exemple) ont été beaucoup plus éprouvantes que cette ascension !
Col de la Bonette – Baroudeur Team
Col de la Bonette – Baroudeur Team
Col de la Bonette – Baroudeur Team
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1 commentaire(s)

Bonjour, superbe récit d une belle expérience en famille très joliment raconté, ça donne juste envie de vouloir gravir ce col , qui pour la première fois est décrit de manière Générale et c est ce que je retiens d après ce récit pas si dure ce col juste le prendre comme un belle aventure c est vrai un peu longue
Bravo coralie et continue à gravir d aussi beau col

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